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1)Pourquoi n'ont-ils pas simplement envoyé un Aigle jusqu'au Mont du Destin ?
Ce débat est plus intéressant lorsque limité à des arguments "internes à l'histoire" (par ex. "Sinon ce serait un livre ennuyeux" n'est qu'une excuse ). Une possibilité est qu'il n'y avait aucun Aigle disponible quand on avait besoin d'eux. Un autre argument courant est que le Mordor était bien défendu, alors que les Aigles sont méfiants même envers des bergers avec des arcs. C'aurait pu être aussi une question de discrétion: un groupe d'Aigles éloignés des Monts Brumeux volant vers le Mordor auraient sûrement attiré l'attention de Sauron, et peut-être même lui aurait suggéré le projet de destruction de l'Anneau. Certains suggèrent que, comme les Istari, les Aigles auraient l'interdiction par les Valar d'aider aussi directement. Une autre suggestion est que Frodo aurait eu besoin d'un long voyage pour (avec de l'espoir) développer assez de force de volonté pour jeter l'Anneau dans le Feu. De nombreuses autres explications sont souvent répétées aussi. A la fin, la plupart des participants ont tendance à se mettre d'accord sur le fait qu'un Aigle emmenant l'Anneau à la Montagne du Destin n'aurait pas fonctionné.
Mais ce n'est pas la fin de la discussion. Même si ces objections sont valables, nombreux sont ceux qui pensent que le sujet aurait dû apparaître au Conseil d'Elrond (après tout, le livre montre des discussions sur d'autres choix défectueux, comme envoyer l'Anneau à Bombadil ou le jeter dans la Mer). Et certaines personnes continuent de penser qu'utiliser les Aigles aurait été efficace (même si seulement pour une partie du voyage, plutôt que de voler directement jusqu'au Mordor). Ces aspects de la question demeurent sans réponse.
2) Est-ce que les lames des Galgals (1) étaient magiques ? De quelle manière ?
Les épées que les Hobbits eurent des Barrow-downs
(2) étaient apparemment magiques d'une certaine manière:
Les Orcs les ont pillés sans doute, mais ont craint de garder les épées, les reconnaissant pour ce qu'elles étaient : un travail du Westernesse (3), gravées avec des sortilèges sur le fléau de Mordor.
Certains ont objecté que les Hommes ne pouvaient utiliser des "sortilèges" magiques, comme Tolkien l'examine dans la Lettre n°155: "'la magie' dans cette histoire... est un pouvoir inhérent que les Hommes ne possèdent ou n'atteignent pas en tant que tel." Cependant, à l'encontre de ceci, Tolkien écrivit dans la marge, "Mais les Numenoréens utilisaient des 'sortilèges' en faisant des épées ?" (et il omit toute la discussion sur la magie dans le version finale de la lettre.)
Certains pensent que la question notée dans la marge était comme une indication que Tolkien n'était pas sûr de cette conclusion et cherchait des explications non-magiques pour le commentaire d'Aragorn. Cependant, la plupart acceptent la formulation d'Aragorn comme une preuve que les lames étaient magiques (ce que nous supposerons pour le reste de la discussion), et le reste du débat concerne la nature de cette magie.
Il y a plusieurs raisons de croire que les lames des Galgals étaient particulièrement nuisibles pour les Nazgûl. Un preuve majeure est l'effet que produit l'épée de Merry sur le Roi-Sorcier, comme étudié dans la question
III.C.4 (ce qui devrait être lu comme une partie intégrante de cette réponse). Une citation liée vient de la Lettre n°210, où Tolkien compare ce cas à ce que serait arrivé si Sam aurait "[enfoncé] son épée dans la cuisse du Spectre de l'Anneau" à Weathertop
(4): "le résultat aurait été très similaire...: le Spectre serait évanoui et l'épée aurait été détruite". Il peut être significatif que Tolkien dise "évanoui" : il semble dire que n'importe quel coup (même un inexpérimenté) aurait eu cet effet (quoique ne tuant pas entièrement le spectre).
Dans des brouillons précédents du SdA, il était explicite que le Nazgûl craignait les épées des Galgals: dans le chapitre "A Rivendell" de
The Return of the Shadow (5), Gandalf les mentionne comme "le genre particulier d'épée que les Cavaliers craignent." Bien qu'aucune formulation de ce genre n'ait survécu dans le texte final, certains pensent que la peur des Nazgûl des lames des Galgals persistait. La question
III.C.3 examine la possibilité que les lames des Galgals soient en partie la raison pour laquelle les Nazgûl ne prirent pas l'Anneau à Weathertop (et devrait aussi être lu comme une partie de cette réponse.)
Nous ne savons presque rien sur si les lames des Galgals avaient un effet spécial sur d'autres créatures mauvaises. Dans "Épaves", Merry dit que Ugluk (meneur de la bande des Uruk-hai) prit les épées mais ensuite "jeta les objets au loin comme s'ils le brûlaient." Cependant, ceci peut être une simple description poétique de la peur innée mentionnée par Aragorn dans la première citation ci-dessus. Pour conclure, aucun aspect de la magie des lames des Galgals n'est bien comprise.
3) Pourquoi les Nazgûl n'ont-ils pas pris l'Anneau à Weathertop ?
Les Nazgûl se retirèrent de Weathertop malgré un combat à cinq contre un et avec l'Anneau Unique à leur portée. Beaucoup partagent l'incompréhension d'Aragorn à ce sujet: "Je ne comprends pas pourquoi ils sont partis et ne réattaquent pas." Il existe de nombreuses raisons possibles, et la réponse juste est très probablement une combinaison de celles-ci.
La plupart s'accordent à dire que l'analyse d'Aragorn dans "Fuite vers le Gué" est au moins en partie juste:
Je ne pense qu'ils s'attendaient à une résistance...Ils viendront à nouveau une autre nuit, si nous ne pouvons nous échapper. Ils attendent simplement, parce qu'ils pensent que leur but est quasiment accompli, et que l'Anneau ne peut pas fuir très loin.
Beaucoup voient cette explication comme inadéquate : l'Anneau semble un prix trop grand pour que les Nazgûl prennent une précaution aussi stupide. Certains citent la Lettre n°210 où Tolkien dit que "Ils n'ont pas de grand pouvoir physique contre les intrépides", argumentant qu'Aragorn était capable d'éloigner les Nazgûl. Cependant, cette citation n'exclue pas le fait qu'ils aient un pouvoir physique "normal", et le Roi-Sorcier avait était disposé à se battre avec des guerriers adroits en d'autres occasions.
D'autres pensent que le cri de Frodo "Elbereth" a aidé à chasser les Nazgûl: après avoir remarqué que l'épée de Frodo n'avait pas blessé le Roi-Sorcier, Aragorn dit, "Bien plus mortel [au Roi-Sorcier] a été le nom d'Elbereth." Cette idée est plus claire dans un brouillon précédent: dans
The Return of the Shadow ("A Rivendell"), un fragment inclut des paroles de Gandalf, "Sans mentionner le courage - mais aussi des épées et un ancien et étrange nom. Plus tard, on doit me parler de ta curieuse épée, et de comment tu connaissais le nom d'Elbereth." (Gandalf est probablement en train d'examiner cette question précise.) Cependant, dans le texte final, c'est Aragorn qui remarque ce nom, mais il ne l'utilise jamais lui-même. En raison de cela, certains interprètent le commentaire d'Aragorn comme rien de plus qu'une formulation sur le coup inefficace qu'avait porté l'épée de Frodo.
Un dernier élément qui, certains pensent, mena les Nazgûl à se détourner, est l'épée de Frodo des Barrow-downs. Comme examiné à la question
III.C.2, beaucoup croient que les Nazgûl craignaient les lames des Galgals. La description de l'attaque sur Weathertop est au moins cohérente avec cette théorie : après que Frodo ait mis l'Anneau, trois des Spectres
se précipitèrent vers lui. Désespéré, il tira sa propre épée, et il lui sembla qu'une lumière rouge oscillait, comme si elle était un brandon. Deux des grandes silhouettes s'arrêtèrent. La troisième...sauta en avant et vint sur Frodo.
Tous les spectres semblent être partis immédiatement après que le Roi-Sorcier frappe Frodo. Comme Frodo voyait dans le "monde spectral" ayant mis l'Anneau, certains interprètent cette description de son épée à la lumière rouge comme une indication qu'elle avait une sorte de pouvoir magique manifeste dans ce cas.
D'un autre côté, la lueur rouge aurait pu être simplement le reflet de la lueur du feu, reflet qui reste souvent vif à quelqu'un utilisant l'Anneau. (Mais cet argument ne s'appliquerait pas au Gué, où Frodo, passant dans le monde des ombres, tire son épée "avec un éclair rouge" avant qu'aucun feu ne soit allumé.) En fait, il n'y a aucune preuve évidente que l'attaque ne se déroula pas simplement comme les Nazgûl l'avaient prévu. Certains objectent que les Nazgûl n'auraient pas craint l'épée de Frodo parce que le Roi-Sorcier était capable de la briser à distance dans "Fuite vers le Gué". D'autres répliquent qu'un tel sortilège a dû prendre du temps à préparer, et que Tolkien ne semble pas avoir considéré cela comme un problème dans le premier brouillon de ce texte (quand la peur des Nazgûl envers les épées était explicite).
4) Qui a tué le Roi-Sorcier, Merry ou Eowyn ?
La plupart s'accordent à dire que le coup d'Eowyn fut la cause immédiate de la mort du Roi-Sorcier : elle a certainement frappé
quelque chose, et son cri de mort ainsi que sa disparition suivirent immédiatement son coup. Le débat originel est de savoir si le rôle de Merry était simplement de fournir une distraction, ou si son épée (prise des Barrow Downs) était nécessaire pour casser un quelconque "sort de protection" qui aurait sinon guaranti le Roi-Sorcier d'une blessure.
La question
III.C.2 discute la nature magique (possible) des lames de hobbits et leur effet sur le Nazgûl. Dans le contexte de la rencontre entre Merry et le Roi-Sorcier dans "La Bataille des Champs du Pelennor", la formulation cruciale est que
Aucune autre lame, même si des mains plus puissantes l'avaient maniée, n'aurait donné à cet ennemi une blessure aussi cuisante, fendant la chair non-morte, brisant le sort qui liait ses tendons invisibles à sa volonté.
(Voir la question
III.C.2 pour une citation proche et une discussion plus poussée). La plupart (mais pas tous) interprètent cette citation comme une formulation directe que l'épée de Merry était spécifiquement nocive pour le Nazgûl. Il est moins clair de savoir quel "sort" est brisé: certains l'interprètent comme une description poétique d'une chute (non-magique) due à une grande souffrance (probablement magique), alors que d'autres le comprennent comme le fait que les Nazgûl n'avaient qu'un contrôle magique indirect sur leur corps physique. En partie basé sur cette citation, certains vont plus loin et suggèrent que le Roi-Sorcier était immunisé contre les armes physiques avant d'être frappé par la lame des Galgals. Aucune réponse certaine n'est connue.
5) Est-ce que Frodo et les autres mortels qui partirent en Mer moururent finalement ?
[Ceci met à jour la question
V.C.1 de la Tolkien LessFAQ]
Alors qu'il semble avoir était hésitant au début, Tolkien éclaircit finalement le fait que les mortels qui faisaient voile vers l'Ouest resteraient mortels. Dans la Lettre n°154, il explique ceci:
...l'idée mythique sous-jacente est que pour les mortels, puisque leur "genre" ne peut être changé pour toujours, ceci est seulement une simple récompense temporaire : une guérison et réparation de la souffrance. Ils ne peuvent durer pour toujours, et bien qu'ils ne puissent retourner en terre mortelle, ils peuvent et vont 'mourir" - de leur propre volonté, et quitter le monde.
Il fait un commentaire similaire dans la Lettre n°246, disant que
Frodo a été envoyé ou autorisé à partir en Mer pour le guérir - si cela était possible, avant qu'il ne meure. Il aurait finalement du 's'éteindre': aucun mortel ne pouvait, ou peut, durer pour toujours sur terre, ou dans le Temps.
Un addendum intéressant à ces formulations se trouve dans l'appendice à l' "Athrabeth Finrod ah Andreth" dans le
Morgoth's Ring (6). Après avoir expliqué que les esprits des mortels décédés vont aux Cavernes de Mandos, et que seuls Mandos et Manwë savent où il vont "après le temps de souvenir dans ces cavernes silencieuses", Tolkien fait le commentaire suivant sur Frodo:
Le séjour de Frodo à Eressëa - et ensuite à Mandos ? - était seulement une forme élargie de ceci. Frodo quitterait finalement le monde (désirant de le faire). De sorte que le départ en bateau était une équivalence à la mort.
Ceci mène à la fascinante (mais incertaine) suggestion que Frodo et les autres mortels qui allèrent vers l'Ouest ont pu aller en Mandos alors qu'ils étaient physiquement encore vivants.
6) Est-ce que Sam suivit Frodo pour l'Ouest ?
Alors que le SdA insinue fortement que Sam fit finalement voile vers l'Ouest, il ne le dit jamais explicitement. Dans "Les Havres Gris", Frodo dit à Sam, "Ton temps viendra". L'Appendice B dit qu'en l'an 1482 des Shire Years
(7), Sam a été vu pour la dernière fois par Elanor aux Collines des Tours, et que "la tradition [était] d'après Elanor que Sam dépassa les Tours, et alla aux Havres Gris, et partit en Mer". Cependant, la Lettre n°154 rend l'intention de Tolkien claire. Dans celle-ci, il écrit que
certains "mortels"...peuvent partir avec les Elfes pour Elvenhome. Ainsi Frodo...et Bilbo, et enfin Sam."
Si Frodo était encore en vie quand Sam atteignit Elvenhome n'est pas certain, mais cela paraît probable: dans la même lettre, Tolkien dit que les mortels dans l'Ouest "peuvent et vont 'mourir' - de leur propre volonté", ainsi Frodo a pu attendre pour s'éteindre jusqu'à ce que Sam arriva.
7) Que sait-on sur les Magiciens Bleus ?
[Ceci complète la question
V.E.2 de la Tolkien FAQ.]
La Tolkien FAQ discute principalement de ce qui est connu à propos des deux autres Istari (sur les cinq). Comme expliqué là-bas, l'essai sur les Istari dans les
Contes et Légendes Inachevés nous dit que leurs noms en Valinor étaient Alatar et Pallando, et qu'ils allèrent dans l'est de la Terre du Milieu et ne revinrent pas. Dans cet essai et dans la Lettre n°211, Tolkien suggère qu'ils aient failli dans leurs missions, bien qu'il n'ait jamais dit que cela fut sûr.
Quelques nouvelles informations sur les Magiciens Bleus apparaîssent dans la partie "Last Writings" de
The peoples of Middle-Earth (8). Un point intéressant est que Tolkien semble avoir considéré l'idée que Saruman "était en train de révéler une information privée" quand il révéla leur existence en mentionnant "les baguettes des Cinq Magiciens" dans les
Deux Tours.
Dans un autre passage, Tolkien donne d'autres noms pour les Magiciens Bleus, "Morinehtar" et "Romestamo" ("Tueur d'Ombre" et "Aide à l'Est"), et suggère que les Magiciens Bleus étaient venus en Terre du Milieu durant le Second Age (beaucoup plus tôt que les autres Istari) avec Glorfindel (pour cette éventualité voire question
III.B.7). Dans cet écrit, il est beaucoup plus optimiste quant à leur succès:
Ils ont dû avoir une très grande influence sur l'histoire du Second Age et du Troisième Age en affaiblissant et en désordonnant les forces de l'Est...qui auraient sinon au Second et Troisième Age ...surpassé l'Ouest.
8) Qui connaissait l'existence d'un Balrog en Moria ?
Sauron était très probablement au courant de l'existence du Balrog, au moins par ses Orcs et possiblement de manière plus directe. Les Nains savaient que le "Fléau de Durin" était encore en Moria quand Dain le vit à l'intérieur de la porte lors de la bataille d'Azanulbizar, mais ils ne savaient peut-être pas ce que c'était: au Conseil d'Elrond, Gloin l'appelle simplement "la peur innommable".
Dans "Lothlórien", Celeborn dit à la Communauté, "Nous avons longtemps craint que sous le Caradhras dorme une terreur". Cela indique qu'il n'était pas sûr que quelque chose était là-bas, et suggère qu'il ne connaissait pas la nature de cette "terreur". De même, dans "Le Pont de Khazad-dûm", Gandalf ne sait visiblement pas à quoi s'attendre: après s'être confronté au Balrog à travers la porte de la Chambre de Mazarbul, il dit, "ce que c'était je ne peux le deviner." Quand la compagnie le voit enfin, il dit "Un Balrog. Maintenant je comprends." Si ni Gandalf ni Celeborn ne connaissait sa présence, il semble peu probable que n'importe qui du Conseil Blanc le sache.
9) Les Elfes et les Nains s'entendaient-ils généralement ?
En général, les Elfes et les Nains étaient alliés contre Morgoth et Sauron. Cependant, leur attitude réciproque semble avoir varié considérablement selon le lieu et l'époque. Dans certains cas, ils étaient grands amis, tandis qu'à d'autres ils s'observaient mutuellement avec grande méfiance. Il y a des indications de ce dernier cas dans les royaumes Sindarin/Sylvains durant la période de la Guerre de l'Anneau, tandis que quelque chose plus proche du premier cas était à Rivendell, où Gloin et Gimli furent chaleureusement accueillis.
Les opinions sur la fréquence de chaque attitude couvre tout l'éventail. Quand Bilbo rencontre pour la première fois les Elfes dans le
Hobbit ("Une courte pause"), on lit que "C'étaient des elfes bien entendu...les Nains ne s'entendent pas bien avec eux.", mais cette formulation est certainement une large généralisation. Une des formulations les plus directes sur cette question se trouve dans l'introduction au Second Age dans l'Appendice B du SdA:
Les Noldor étaient de grands artisans et moins hostiles envers les Nains que les Sindar; mais l'amitié qui grandit entre le peuple de Durin et les Elfes-forgerons d'Eregion fut la plus étroite qu'il n'y eu jamais entre ces deux races.
Dans l'ensemble, ce passage semble suggérer que l'hostilité entre les Elfes et les Nains était courante et que la véritable amitié entre eux était relativement rare. Cependant, cela montre aussi que ce genre d'amitiés existèrent bel et bien.
10) Où était l'Anneau quand Númenor fut engloutie ?
[Ceci met à jour la question
V.E.3 de la Tolkien LessFAQ]
Cette question a été répondue en détail dans la Lettre n°211. Tolkien dit que quand Sauron avait été emmené en tant que prisonnier à Númenor, "il avait l'Anneau Unique bien entendu". Il continue en disant qu'à l'époque de l'Akallabeth, "Bien que réduit à un 'esprit de haine porté dans un vent sombre', je ne pense pas que l'on doit s'étonner devant cet esprit emportant l'Anneau Unique, sur lequel son pouvoir de dominer les esprits dépendait alors largement." Nous savons que Sauron pouvait (à l'occasion) reconstruire un corps physique même s'il était en forme spirituelle, ainsi le fait de mettre l'Anneau en sécurité semble tout aussi vraisemblable. (De fait, les Valar et les Maiar ont du utiliser cette sorte de capacité pour façonner le monde au tout début.)
Un passage du "Des Anneaux de Pouvoir et du Troisième Âge" dans
Le Silmarillion est cité parfois comme une preuve que, contrairement à la formulation ci-dessus, Sauron laissa l'Anneau en Mordor avant d'aller sur Númenor. Dans cet essai, après que Sauron revienne en Terre du Milieu et reconstruise son corps, "Il reprit à nouveau le grand Anneau". Cependant, ceci n'est pas une contradiction: selon le Dictionnaire Anglais d'Oxford, un des définitions de "reprendre" [take up] est
c. Avec un objet spécial, sous entendant un but d'utilisation dans un certain sens: comme, reprendre son stylo, pour continuer ou commencer d'écrire; reprendre un livre (dans l'intention de le lire); reprendre la (ou sa) croix (voir CROIX n. 4, 10); reprendre les ARMES, etc.
Certains ont aussi soutenu qu'Ar-Pharazon aurait demandé que Sauron lui donne l'Anneau, mais (à nouveau dans la Lettre n°21) Tolkien dit que "Je ne pense pas qu'Ar-Pharazon avait connaissance de l'Anneau Unique."
11) Qui est l'habitant le plus vieux de la Terre du Milieu ?
Les réponses dépendent de ce que la question veut exactement dire. Ci-dessous sont listées un nombre de réponses possibles (jusqu'à la fin du Troisième Age), commençant par le plus ancien.
1. Eru Ilúvatar, le Créateur...mais il n'a jamais habité en Eä lui-même...
2. Les Ainur (comprenant Sauron, Gandalf, etc.): ils existaient avant la Musique qui donna forme à la Terre du Milieu.
3. Tom Bombadil. En plus de sa propre déclaration qu'il est "l'Ainé" (confirmée au Conseil d'Elrond), il dit que il "était là avant la rivière et les arbres", et qu'il "se souvient de la première goutte de pluie et du premier gland". S'il est l'un des Ainur, cela sous entend qu'il était le premier à entrer en Terre du Milieu; sinon, cela signifie probablement qu'il y était le premier habitant "natal".
4. Quelques arbres en Fangorn (et peut-être ailleurs): Treebeard (9) dit que dans certaines parties de sa forêt, "les arbres sont plus vieux que moi-même."
5. Treebeard. Gandalf dit à Théoden qu'il est "le plus vieux et le chef des Ents, et quand vous lui parlerez vous entendrez le discours de la plus vieille des choses vivantes." (Étant donné 4., Gandalf doit en fait vouloir dire quelque comme "choses vivantes douées de parole", et étant donné 2. et 3. il doit aussi utiliser une définition spécifique de "vivante".)
Si un des Pères des Nains étaient en vie (étant "réincarné"), il serait entre le 4. et le 5. Comme tout Elfe vivant serait certainement un des "choses vivantes" selon Gandalf, ils doivent tous être plus jeunes que Treebeard. (Bien que les Ents ne s'éveillèrent qu'après les Elfes, cela ne prouve pas qu'aucun des "Premiers Elfes" étaient encore en vie: Treebeard pouvait en théorie avoir existé en tant qu'arbre normal avant le réveil en tant qu'Ent.)
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(1) "Galgals" est le mot utilisé par Ledoux pour traduire "Barrows" dans la version française. J'ai préféré utilisé le mot français (très approprié) lorsqu'il est seul.
(2) "Hauts-de-Galgals" dans la traduction de Ledoux.
(3) "Ouistrenesse" dans la traduction de Ledoux (Occident).
(4) "Mont Venteux" dans la traduction de Ledoux (signifie littéralement "Mont du Temps")
(5) The Return of the Shadow est le volume 6 des HoMEs, consacré aux premières versions du SdA.
(6) Morgoth's Ring est le volume 10 de la série des History of Middle-earth.
(7) "Comput de la Comté" dans la traduction de Ledoux.
(8) The Peoples of Middle-earth est le dernier volume (12°) de la série des HoMEs.
(9) "Sylvebarbe" dans la traduction de Ledoux.