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Dossiers > "The Road goes ever on and on - le poème" (par Forfirith)
The Road goes ever on and on...
Ce poème existe en 3 versions dans le
Seigneur des Anneaux, dont nous avons certaines premières versions rédigées par Tolkien dans les brouillons publiés dans
The Return of the Shadow.
Il existe aussi 2 poèmes "périphériques" qui reprennent le vers emblématique "The road goes ever on an on" au dernier chapitre de Bilbo et au chapitre 9 "The grey havens" du Livre VI du
Seigneur des Anneaux que nous mettons en annexe à titre indicatif.
Note: Les éditions de référence sont:
The Lord of the Rings, HarperCollins, 1991 (1 volume illustré)
Le Seigneur des Anneaux, Folio Junior (3 volumes)
The Return of the Shadow, HarperCollins, 1994
The Hobbit, HarperCollins
The Road goes ever on and on
Down from the door where it began.
Now far ahead the Road has gone,
And I must follow, if I can,
Pursuing it with eager feet,
Until it joins some larger way
Where many paths and errands meet.
And whither then? I cannot say.
LOTR, Book I, Chapter 1 "A long expected party", p.48 |
La route se poursuit sans fin
Descendant de la porte où elle commença.
Maintenant, loin en avant, la route s'étire
Et je dois la suivre, si je le puis,
La parcourant d'un pied avide,
Jusqu'à ce qu'elle rejoigne quelque voie plus grande
Où se joignent maints chemins et maintes courses
Et vers quel lieu, alors ? Je ne saurais le dire.
SdA, Livre I, Chapitre 1 "Une réception depuis longtemps attendue", p.72 |
Ce premier poème est chanté par Bilbo lors de son départ de Bag-End (Cul-de-Sac). Le ton en est à la fois mélancolique et entousiaste est peut en quelque sorte se rapporter à son aventure vécue longtemps auparavant mais aussi simplement au voyage qui l'attend jusqu'à Rivendell (Fondcombe).
The Road goes ever on and on
Down from the door where it began.
Now far ahead the Road has gone,
And I must follow, if I can,
Pursuing it with weary feet,
Until it joins some larger way,
Where many paths and errands meet.
And whither then? I cannot say.
LOTR, Book I, Chapter 3 "Three in company", p. 86 |
La route se poursuit inlassablement
Descendant de la porte où elle commençait.
Maintenant, loin en avant, la route est parvenue
Et je dois suivre, si je le puis,
La poursuivant d'un pied las,
Jusqu'à ce qu'elle rencontre quelque voie plus grande
Où maints sentiers et courses se rencontrent
Et où, alors ? Je ne saurais le dire.
SdA, Livre I, Chapitre 3 "Trois font de la compagnie", p. 136 |
Cette deuxième version du poème, presque identique, est chantée par Frodo lors de son voyage de Bag-End à Crickhollow (Creux-de-Crique). La ressemblance avec le poème de Bilbo est presque parfaite sauf pour un seul mot ("weary" au lieu de "eager" au vers 5) : le contexte des deux voyages peut en être la raison. En effet si Bilbo part entousiaste et par volonté propre et motivée, Frodo ne part en grande partie que parce que contraint. Il est étonnant pourtant de voir la ressemblance : Frodo affirme que le poème lui est venu d'emblée comme issue d'un lointain souvenir.
The Road goes ever on and on
Out from the door where it began.
Now far ahead the Road has gone,
Let others follow it who can!
Let them a journey new begin,
But I at last with weary feet
Will turn towards the lighted inn,
My evening-rest and sleep to meet.
LOTR, Book VI, Chapter 6 "Many Partings", p.1024 |
La Route se poursuit sans fin
Descendant de la porte où elle commença.
Maintenant loin en avants'est poursuivie la Route
Que d'autres la suivent, qui le pourront !
Qu'un nouveau voyage ils commencent;
Moi enfin, les pieds las,
Vers l'auberge éclairée je me tournerai,
Pour trouver mon repose du soir et le sommeil.
SdA, Livre VI, Chapitre 6 "De nombreuses séparations", p. 424 |
Cette dernière version est chantée par Bilbo lors de la visite des quatre Hobbits à Rivendell, au retour de leur voyage depuis Minas Tirith. Seuls les trois premiers vers sont proches, le reste du poème est extrêmement différent: il se rapproche à nouveau de la situation du "poète" : Bilbo est confortablement installé à Rivendell et ne souhaite plus aucune aventure, il laisse ce rôle à d'autres qui le peuvent.
Les brouillons
The Road goes ever on and on
down from the Door where it began:
before us far the Road has gone,
and we come after it, who can;
pursuing it with weary feet,
until it joins some larger way,
where many paths and errands meet,
and whither then? - we cannot say.
The Return of the Shadow (HoME 6), The First Phase, Chapter III "From Hobbiton to the Woody End", p. 47
Cette première version historique du poème connue est en fait déjà le résultat de beaucoup de travail préparatoire dont nous n'avons pas connaissance. Dans la version manuscripte on ne sait pas qui chante, dans la version typographiée, elle est attribuée à Frodo. On remarquera que la personne est au pluriel et non pas "je" comme dans les versions finales et que les vers 3 et 4 sont légèrement différents..
The Road goes ever on and on
Down from the door where it began.
Now far ahead the Road has gone,
And we must follow if we can,
Pursuing it with weary feet,
Until it joins some larger way,
Where many paths and errands meet.
And whither then? We cannot say.
The Return of the Shadow (HoME 6), The First Phase, Chapter III "From Hobbiton to the Woody End", p. 53
Ce pème est la version présente dans le texte typographié de la première phase. Le poème a atteint sa forme quasi-finale si ce n'est pour la personne ("we").
The Road goes ever on and on
Down from the Door where it began.
Now far ahead the Road has gone,
And I must follow if I can,
Pursuing it with weary feet,
Until it joins some larger may,
Where many paths and errands meet.
And whither then? I cannot say.
The Return of the Shadow (HoME 6), The Second Phase, Chapter XIV "Return to Hobbiton", p. 240
Cette version est présente dans le texte au départ de Bilbo dans la deuxième phase de rédaction du
Seigneur des Anneaux. Le "je" apparaît donnant la forme finale, si ce n'est que "weary" est utilisé (mais "eager" est écrit au-dessus ce qui montre que la forme finale avait été atteinte).
Dans cette deuxième phase, le poème apparaît aussi dans le voyage des Hobbits et est chanté par Bingo (>Frodo dans version finale) dans la même forme que la première phase (c'est-à-dire que le "we" est gardé).
Deux versions "périphériques" du poème:
Roads go ever ever on,
Over rock and under tree,
By caves where never sun has shone,
By streams that never find the sea;
Over snow by winter sown,
And through the merry flowers of June,
Over grass and over stone,
And under mountains in the moon.
Roads go ever ever on
Under cloud and under star,
Yet feet that wandering have gone
Turn at last to home afar.
Eyes that fire and sword have seen
And horror in the halls of stone
Look at last on meadows green
And trees and hills they long have known.
The Hobbit, Chapter 19 "The last stage", p.276
Le seul vers qui peut véritablement se rapporter aux versions du Seigneur des Anneaux est "Roads go ever ever on" ("Les routes se poursuivent encore et toujours". ) dont pourtant il se différencie par le pluriel.
Still round the corner there may wait
A new road or a secret gate;
And though I oft have passed them by,
A day will come at last when I
Shall take the hidden paths that run
West of the Moon, East of the Sun.
LOTR, Book VI, Chapter 9 "The grey havens", p. 1066
Ce poème est chanté par Frodo et il peut se rapporter aux poèmes étudiés par le thème de la route et de la porte.