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Sans titre (Mortyr de Valinor)
Perdu (Finduilas)
Harmonie (Ancalimë)
Sans titre (Finduilas)
Sans titre (Forfirith)
Les Elfes s'en sont allés (Nimrodel)
Le Rôdeur (Valandil)
Chant de Frodon: Adieu à la Terre du Milieu (Edhelwen)




Sans Titre (de Mortyr de Valinor)

Ô Cuiviénen, Ô Cuiviénen
Ô Claires et Belles Eaux de l'Éveil,
Entre la grande mer d'Helcar,
Orocarni loin de Valmar,
Et la Foret Sauvage et vieille,
Près du Pays d'Hildórien.
Na Rómen Cuina Cuiviénen...

Ô Cuiviénen, Ô Cuiviénen
Là où les Elfes s'éveillèrent
Dans l'éternel nuit d'Arda,
Sous toutes les Étoiles de Varda
Quand les malheur s'ignorèrent
Et que la vie n'était une peine.
Na Rómen Cuina Cuiviénen...

Ô Cuiviénen, Ô Cuiviénen
Quand Oromë le Cavalier
Arriva sur son Grand Cheval,
Et toujours sous la lueur pâle,
Il leur conseilla de migrer
Là où n'existait pas la haine.
Na Rómen Cuina Cuivénen...

Ô Cuiviénen, Ô Cuiviénen
Tout tes Eldar ne sont partis
Hélas! existe-tu toujours ?
Toi qui ne connue que l'amour
Et la joie des premiers Quendi.
Est tu là encore la Vieille ?
Na Romen Cuina Cuivénen...
À l'Est vie Cuiviénen..
À l'Est est Cuiviénen...

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Perdu (de Finduilas)

Viens sur le Dernier Rivage
Oh marin !
Jamais plus tu ne prendras la mer.
Vois l'épée des Rois qui flamboie
Oh guerrier !
Jamais plus tes mains ne toucheront le pommeau de ton épée.
Ecoute l'oiseau chanter
Oh chasseur !
Jamais plus tu ne banderas ton arc.
Laisse la lumière de la Calacyria t'éclairer
Oh compagnon des bois !
Jamais plus ton regard ne se retournera vers la forêt.

Mais la Route est barrée
Le Chemin est brouillé
Tu es perdu,
Perdu dans ton monde de Ténèbres
La Lumière n'est pas pour toi,
Jamais tu ne l'atteindras.
Ta voix appelle sans réponse,
Tes yeux cherchent sans voir.
Tu erres sans cesse
A travers les montagnes gelées
Les grandes plaines froides
Les prairies mortes
Et les forêts silencieuses.
L'Ouest est loin,si loin,
Que tes yeux s'emplissent de larmes
A la peur de ne jamais le revoir
Oh ! De ne jamais le revoir !

Les Ombres du Crépuscule t'ont attiré
Et tu as tout quitté
Croyant que les Etoiles te guidaient
Croyant que cette Terre serait la tienne.
Mais tu as eu tort,tu t'es trompé
Il est des erreurs que l'on ne peut réparer.
Les cendres et la fumée,
L'odeur du sang et celle,sinistre de la Mort,
La guerre au goût de soufre et le fer tranchant des épées
Le Désespoir et la Haine
C'est tout ce que tu as trouvé,
A l'Est,par-delà l'Ocean,
Le mystérieux continent
Que tu voulais tant explorer
Que tu voulais tant aimer.
L'Ouest n'est plus pour toi
Il est souvenir,il est passé
Il est l'Inaccessible.

Maintenant tu es là dans l'Ombre noire de l'Est
Jamais plus tu ne verras la Calacirya
A moins que tes yeux ne se voilent
Et que sur le champ de bataille
Tu tombes soudain transpercé.
Alors ton esprit s'envolera
Et tu verras les grands bateaux blancs,
Que tu cherchais depuis si longtemps.
Ils te feront traverser la mer,
La belle mer que tu ne pouvais franchir,
Ils t'emmeneront là-bas,à l'Ouest,
Où le Soleil se lève à chaque matin de ta vie,
Où la Lune se lève chaque nuit.
Les Ombres se dissipent,et tu vois,tu vois
Le Dernier Rivage,la Calacyria qui brille.

Tu es seul au milieu des corps sanglants étendus
Tes lèvres sourient
Et tes yeux se lèvent vers le ciel,
Le ciel si bleu.
Jamais plus tes pas ne te ramèneront chez toi
Tu es perdu.
Tu ne reviendras jamais à la maison.

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Harmonie ( de Ancalimë)

Je me sens perdue dans un monde inconnu
Un monde sans arbres, sans fleurs,
Un monde sans hommes, sans règles,
Un monde incertain et dangereux,
Le monde au fond de ma tête,
Le monde de mon propre esprit.

Je me sens perdue au milieu de moi-même
Mon esprit n�est qu�un vaste océan en furie
Dont les vagues fluent et refluent contre les rochers
J�ai beau lui crier de s�arrêter
Qu�il ne sert à rien de s�écraser sans cesse contre les falaises
Mais les vagues continuent et la falaise s�effrite
Les vagues continuent et la falaise s�effrite

Ah je rêve d�Harmonie
D�Harmonie avec le monde
D�Harmonie avec les autres
D�Harmonie avec moi-même !

Comment faire lorsque les pensées s�entrechoquent violemment dans les esprits ?
Comment faire lorsqu�une gigantesque bataille se déroule sans cesse dans notre tête ?
Comment faire lorsque le doute est toujours présent dans notre inconscient ?
Lorsqu�on ne peut croiser le regard de ses parents sans douter de leur amour ?
Lorsqu�on ne peut croiser le regard d�un ami sans douter de sa sincérité ?
Lorsqu�on ne peut croiser son propre regard sans douter de son propre avenir ?

Comment faire lorsqu�on est seul au milieu de l�océan en furie ?
Seul face au tumulte de ses propres pensées ?
Et qu�on crie au secours mais que personne ne nous entend ?
Mes mains sont tendues mais personne ne les prend
Mes oreilles à l�affût mais personne ne leur parle
En vain je cherche une épaule sur laquelle m�appuyer
Pour pouvoir y pleurer en silence
Mais je ne la trouve pas.

Ah je rêve d�Harmonie
D�Harmonie avec le monde
D�Harmonie avec les autres
D�Harmonie avec moi-même !

Mais jamais je ne trouverais d�épaule sur laquelle m�appuyer
Car personne ne peut être à mes côtés
Au milieu de la tempête de mes pensées
Au milieu de la tempête de mes pensées

Notre seul ennemi est nous même
Et on sera toujours seul pour s�y opposer
Un ami a beau être à vos côtés, il ne comprendra jamais
Car l�Harmonie des coeurs et des esprits n�existe pas.

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Sans titre (de Finduilas)

Bateau gris,Bateau gris,
Emmène-moi par delà l'Ocean,par-delà l'horizon
La mer appelle,le vent se lamente et les mouettes pleurent.
Quel est ce cri qui résonne dans la nuit ?
Serait-ce la voix de ceux que j'ai laissé là-bas
Loin,si loin de mes yeux ?
Ah pourquoi a-t-il fallu que je quitte l'Est Terre d'Eveil,
Pour l'Ouest fou que je suis ?
Et maintenant mon coeur se déchire,
Car de la mer et du vent d'Est j'ai entendu l'Appel.
Eldalië,peuple des Etoiles tel est mon nom
Car avec les Etoiles je suis né,
Avec les Etoiles je m'éteindrai.
Adieu ! Je pars !
Je vais rejoindre les miens
Déjà je n'ai que trop tardé
Mes yeux et mes oreilles étaient fermés
J'ai cru que pour la Lumière j'étais destiné
Mais j'ai compris que je suis l'Enfant de la Nuit.
Adieu !

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Sans titre (de Forfirith)

Etoiles si scintillantes
Et nuit si claire !
Elbereth, aide-moi
Emporte-moi au loin!

Forêt ténébreuse,
Chemins aux milles détours !
Oromë, accepte ma prière
Emporte-moi au loin !

Ecume sur les vagues,
Et cris des oiseaux !
Uinen à la belle chevelure,
Emporte-moi au loin !

Je pleure seule,
Et la Terre du Milieu se meurt.
Oh navire léger !
Emporte-moi au loin !

Là-bas, au bout du monde,
Sur les Terres d'Aman.

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Les Elfes s’en sont allés… (de Nimrodel)

Les Elfes sont partis
Répondant enfin à l’appel impétueux
Des vastes eaux bleues
Ils ont quittés les Havres Gris.

La plainte de la mouette entendant
Ils s’en furent sur l’océan
Laissant derrière eux la Terre du milieu
Pour gagner le royaume des Dieux.

Peuple d’un Age révolu,
Doux souvenirs de choses disparues,
Songe doré si vite oublié,
Les Elfes ont passé.

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Le Rôdeur (de Valandil)

Chaque nuit il erre,
Sous la pâleur de la lune,
A la recherche de quelque cerf,
Avec la bénédiction de Dame Fortune.
Les longues années,
Passées à guerroyer et chasser
Pèsent sur son visage ridé
Et fatigué.
Sur sa grande monture sombre,
Il disparaît dans la nuit.
Tel un fantôme ou une ombre,
Il s'éclipse sans faire de bruit.
Il est le descendant d'une longue lignée,
Aujourd'hui évincée.
Personne ne le remarque.
Il va et vient à son grès,
En quête de nouvelles épopées,
Tels ses ancêtres monarques.
Il est le protecteur secret,
Qui n'est jamais remercié.
Au sevice de la veuve et de l'orphelin,
On le regarde pourtant comme un chien.
Il veille sur nous dans l'obscurité,
Sans jamais se montrer.
Personne ne l'aime,
Mais il ne s'en soucie guère.
Il reste toujours le même.
Qu'on l'aime ou le déteste lui indiffère.
Il est grand et fier,
C'est le Rôdeur,
celui dont le courage est sans valeur,
le descendant des rois d'hier.

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Chant de Frodon
Adieu à la Terre du Milieu
(de Edhelwen)

Adieux Monts escarpés et si vertes collines
Adieu Moria sombre, dans le noir à ce jour plongée
Adieu Kheled-zâram et tes eaux cristallines
Adieu Terre du Milieu, que je ne reverrais jamais.

Le Mordor restera à jamais sombre ruines
L’Oeil du mal ne balaie plus la Terre Morte
La noire tour de Barad-Dûr s’est effondrée
L’Anneau dans sa chûte a entraîné les Neufs

Le Mal disparu, l’été s’épanouit sur ces Terres
Les chants et les hourras se mêlent dans les airs
L’arbre blanc fleurit à nouveau sur le Gondor
Partout les louanges à la paix sont chantées bien fort

Aux Havres-Gris je m’embarque pour ce voyage
Le dernier de tous, qui m’emporte à Valinor
La vue des rivages blancs me rendra la paix
Qu’en la Terre du Milieu je ne puis trouver.

Adieu Fier Gondor, beauté inégalée
L’héritier s’Ilsildur sur ton trône a pris place
En lui revit la noblesse de l’ancienne race
Qui avec Numenor disparut des années

Adieu belle Lorien, aujourd’hui dépeuplée
Le grand Celeborn avec moi s’est embarqué,
Pourtant je sais qu’en ton éternelle beauté
La grâce des Belles Gens restera figée

O Aragorn ! Roi des Rois des hommes, ami si cher,
L’Etoile du Soir étincelle a vos côtés ;
Comme il lui rendit l’Espoir au fond de l’enfer,
Votre amour rendra au pays sa splendeur passée.

O Legolas, enfant de la belle Mirkwood
O Gimli, valeureux fils de Gloïn le guerrier
Amant de Nature et valeureux combattant
Toujours en moi votre amitié restera gravée.

O mes chers amis, des Hobbits les meilleurs,
De vous quitter la tristesse envahit mon c½ur
Mais ici jamais je ne trouverais la paix
Même alors que renaît l’été en la Comté

Si je m’embarque pour l’éternelle Beauté
Tous ! Mon âme saigne de devoir vous quitter
Aux Havres Gris prend fin notre Communauté
Soyez-sûr que je ne vous oublirais jamais

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