Bonus > Fans :Fansfictions > Retour au passé : Chapitre 6
Les voyageurs reprirent alors
la route et bientôt les deux chevaux les rejoignirent. Au trot, ils grimpèrent à
nouveau sur le chemin abrupt le long du flanc de la montagne...
Les pensées
de Laïma vagabondaient dans les bois...Bragar avait parlé d'un groupe de
résistants...Etait-ce possible qu'ils soient vivants ? Dans un choc terrible,
Laïma revit encore une fois son père étendu à terre...Etait-il vivant? Etait-il
mort? Les traits du visage de Laïma se crispèrent sous la douleur et ses muscles
se contractèrent. Derrière elle, Ceïmo, ne disait rien...Mais son regard, fixé
sur le dos de Laïma, perçut bien ses pensées...
Les chevaux avançaient
lentement à present car la côte était dure...Le soleil commençait de descendre
dans le ciel et bientôt il rejoindrait la cime des pics là-haut au-dessus des
deux compagnons...
« - Il vaut mieux que nous nous arrêtions, dit Ceïmo,
d'une voix douce...Nous sommes proches du sommet..Bientôt nous arriverons aux
falaises..Mais mieux vaut chercher à la lumière du matin.
-Tu as raison,
répondit Laïma, je n'ais pas attendu tant de temps pour mener à la perte ces
gens qui se cachent..Nous ne devons pas attirer l'attention des bandes d'Orcs
sur leur repère. »
Ils firent silence à nouveau....Bientôt il s'arrêterent,
et s'éloignèrent du sentier sauvage..A l'ombre d'un grand chêne, Ceïmo étendit
leurs couvertures elfiques. Laïma s'allongea rapidement. Son regard vagabondait
entre les feuilles et les branches, rencontrant par-ci par-là des éclats de
soleil..Le bruit des pas des chevaux proches lui rappelaient la nature si forte
dans la forêt d'où ils venaient..Là, le silence était glacial et seul le
bruissement continuel des feuilles rappelait le lieu où elle se trouvait..Les
animaux ne se manifestaient en aucune manière.. Les Orcs..C'était à cause de ces
stupides créatures que la forêt était morte ainsi...Car un forêt silencieuse,
n'est plus une forêt. Les feuilles rougirent au-dessus de la tête de Laïma..Le
coucher du soleil était proche. Machinalement, elle porta un sa bouche un
morceau de lembas...Puis sans qu'elle s'en rendit compte vraiment, elle perdit
contact avec ses alentours et son esprit s'enfonça dans un doux sommeil sans
rêves...
Les rayons de soleil perçant le feuillage éveillèrent tout à
fait Laïma. Elle se redressa rapidement tout en jetant un regard
circulaire...Ceïmo n'était plus couché...En vérité, Laïma, le soupçonnait de ne
pas avoir dormi de la nuit. Descendant rapidement le petit monticule où avait
pris racine le chêne sous lequel ils avaient dormis, elle s'agenouilla au bord
du cours d'eau silencieux et se lava rapidement la figure et les mains...Puis
elle remonta doucement au camp, ou du moins ce qui en avait l'air. Ceïmo s'y
tenait déjà, les deux chevaux derrière lui.
Sans un mot, comme à son
habitude, il monta sa bête et Laïma grimpa rapidement sur le dos de
Vanyacco.
Peu à peu la lumière du jour s'étendit et devient plus forte, ils
reprirent le sentier et se mirent en route vers le sommet de la montagne.. Tout
le jour ils arpentèrent la montagne, aux alentours des falaises qui étaient
parsemées de cavernes. Mais à aucun moment un signe de vie autre que quelques
oiseaux dans le ciel ne se fit percevoir..Lorsque le soir tomba, il s'arrêtèrent
au pied d'une paroi rocheuse et installèrent leurs affaires au creux d'un léger
dénivelé.Là le vent des hauteurs se faisait moins sentir. Le sol rocheux était
dur et aucune espèce d'herbe ne grandissait en ce sol. Le soleil se perdit
bientôt derrière la montagne, et alors les deux compagnons, épuisés de leur
journée, se jetèrent à terre pour dormir...Les deux bêtes s'éloignèrent
lentement, vers le bois légèrement en contre-bas, où ils seraient à l'abri d'une
quelconque chute de pierre ou averse.
La nuit arriva alors silencieuse et
cruelle. Le froid était mordant. Au-dessus des deux dormeurs, le lune s'éleva
émettant une pâle lumière tremblotante. Des grognements bas se firent entendre
le long de la falaise un peu plus loin. Des Orcs des montagnes approchaient.
Leurs pas se rapprochaient lourdement, mais les deux compagnons ne bougeaient
pas, comme assomés par un sort malveillant. L'éclaireur tout devant passa en
traînant des pieds en haut de la petite butte qui protégeaint le deux dormeurs
du vent de la montagne. L'Orc s'arrêta avec stupéfaction pendant un moment, puis
il fit volte-face bruyamment et se précipita vers le reste de sa troupe. Un cri
d'alarme résonna dans la nuit et soudain tous les Orcs se precipitèrent dans une
joie furieuse vers la petite crevasse. L'éclaireur, encouragés par ses camarades
se précipita du haut de la butte le premier, son épée en avant.
Un
gargouillement sinistre, et il retomba mort au sol. Ses compagnons demeurèrent
un instant interdits sans comprendre, derrière son corps.. Aucun des deux
voyageurs ne semblaient avoir bougés.. Pris d'une rage soudaine, leur chef se
précipita près à egorger ceux qui étaient venus se prendre dans leur filets....
Au moment où les premiers arrivaient au-dessus des voyageurs pour les massacrer,
les deux corps se soulevèrent en même temps, dans un ensemble parfait, et se
dégagèrent vers la falaise derrière eux. Comme s'ils entamaient une danse
mortelle, les deux amis, devinant à chaque instant les mouvements de l'autre, se
faufilèrent à travers la bande d'Orcs qui se regardaient ahuris et ne
comprenaient pas pourquoi un à un leurs compagnons tombaient à terre, morts.
Arrivés en haut de la butte, les deux amis fire volte-face et se precipitèrent à
nouveau dans une danse mortelle entre les Orcs éparpillés. Mais déjà ceux-ci,
pris dans ue terreur aveuglante tentaient de s'échapper entre les filets
terribles que tissaient les deux voyageurs autour d'eux. Comme des mouches
engluées, ils essayaient de s'échapper par les côtés et se mettaient à courir
avec désèspoir vers le couvert de la forêt. Un silence pesant s'abbattit alors
entre la falaise et la forêt, et la lumière de la lune, blafarde, montrait à
present les corps étendus des Orcs.
Les regards de Ceïmo et Laïma se
croisèrent. Il y avait bien longtemps qu'ils n'avaiet pas mis en pratique leur
technique de combat. D'un signe de tête Ceïmo fit comprendre à la jeune fille
qu'ils devaient éloigner les corps de leur lieu de campement. Les Orcs venaient
de la montagne et par leur origine, ils étaient bien plus petits que les rares
Orcs qui arpentaient la plaine, ainsi il était possibles deles déplacer seul. A
bras le corps, les Orcs furent donc portés jusqu'à l'orée du bois et
entassés...La plupart ayant réussis à s'enfuir malgrè tout, le travail fut
bientôt achevé. Les deux compagnons retournèrent alors dans leur petite cuvette.
Mias ils ne reprirent pas leur nuit de sommeil.. Les autres bandes d'Orcs vivant
dans les montagnes seraient surement bientôt averties...Ils devaient bouger
avant que les Orcs les attaquent. Alors que le ciel s'éclaircissait, les deux
chevaux sortirent du bois. Les sabots de Vanyacco étaient plus noirs que de
coutume, et Laïma n'eut pas de mal à comprendre que sa monture avait aussi
réduit à l'état de charpie quelques Orcs imprudents.
Le soleil se leva. A
cheval, les deux compagnons reprient leurs recherches le long des falaises. Le
silence était glacial et le vent du matin sifflait autour d'eux. Les falaises,
avec leurs parois solides et lisses ne semblaient pas pouvoir abriter quleques
centaines d'Hommes. Un instant, Laïma desespera de retrouver cette bande
d'Hommes qui resistaient, comme en avait parlé Bragar, deux jours plus tôt. Deux
jours?? Il lui semblait que sa rencontre avec Bragar avait eu lieu bien des
jours auparavant.
Un simple sifflement de Ceïmo la rappella à la réalité.
Levant les yeux vers la falise abrupte proche, son regard renontra busquement
une asperité inhabituelle.Elle était haut dans la paroi et durant un instant,
Laïma se demanda comment quelqu'un pouvait vivre là-haut, puis son regard
aiguisé par des années de pratique repéra alors un petit chemin. Il était mince
et sinueux, mais surtout presque caché derrière des rochers bien placés, et ce
système ingénieux était placé de telle sorte, qu'il semblait au simple voyageur
(et surement encore plus aux Orcs), que la falaise était continue sans rien qui
permettait de grimper jusqu'à l'entrée discrète au dessus du sol. Il n'y avait
plus de doutes, c'était le seul endroit où les hommes pouvaient être.
Un
regard vers Ceïmo lui fit comprendre que lui aussi avait repérer le stratagème.
Ils descendirent des chevaux et se mirent en marche vers la falaise à la
recherche de l'origine du chemin.