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Bonus > Fans :Fansfictions > Retour au passé : Chapitre 5


Ils sortirent enfin de l'ombre de la forêt et c'est à ce moment-là que jaillit brusquement d'une des maisons, un petit garçon d'une dizaine d'années. Il s'arrêta net en apercevant les cavaliers.
Il resta un court moment immobile, les yeux écarquillés. Laïma avait la gorge sèche. Elle se trouvait à court de mots et son esprit bouleversé ne trouvait plus de mots dans sa langue d'origine.
Avant qu'elle n'aie pu réagir, le garçon tourna les talons en hurlant à pleins poumons : "Au secours!!!"
Sur l'instant, la porte de la première maison s'ouvrit sur un énorme chien poilu, aussitôt suivit d'un homme de haute stature. Dans ses yeux brillait la lueur de celui qui se bat sans espoir. Depuis les autres maisons sortaient déjà trois autres hommes. Le premier se figea, stupéfait. Puis il cria en élevant une main : "Stoooop!!!"
Les autres hommes se figèrent à leur tour. Celui qui avait parlé et qui semblait leur chef, s'avança alors et demanda : "Amis? D'où venez-vous?"
La gorge serrée, Laïma avait assisté à toute la scène, totalement immobile, tout comme Ceïmo; elle se décida enfin et bougea. En s'avançant, elle dit, en prononçant doucement tous les mots:
"- Oui, nous sommes des amis de l'Est. Nous venons de la Forêt des Elfes.
Un murmure parcourut la foule, car les femmes et les enfants, curieux, n'avaient pas tarder à sortir. Agilement, Laïma descendit de sa montuire et s'avança vers le chef:
- Je me nomme Laïma. Et vous?
- Bragar, fils de Brogar. Je suis le chef de ce village. Mais comment se fait-il que nous recevons de votre visite ? La dernière que je me souviens avoir vu un elfe, je n'étais qu'un enfant.
- Je ne suis pas une elfe, Bragar, fils de Brogar, bien que ces vêtements pourraient le faire croire. Je suis une humaine de ces contrées et l'elfe qui m'accompagne se nomme Ceïmo. Lui vient réellement de la Forêt des Elfes.
- Je suis honoré de votre visite, qu'elle qu'en soit la raison et je vous offre un verre en guise de bienvenue. Et toutes mes excuses, mon fils a voulu bien faire en sonnant l'alarme. Nous vivons des temps troublés.
- Vous êtes tout excusé, mon ami. Et j'accepte votre invitation avec plaisir."
Laïma se sentait toute transportée. Elle avait d'un seul coup l'esprit léger, et les mots lui venaient de plus en plus facilement.
- Voulez-vous que quelqu'un s'occupe de vos bêtes ?
- Non merci. Elles sont indépendantes et ne comprendraient pas la poigne des humains.
Elle se tourna vers Vanyacco et la monture de Ceïmo, et murmura : "Auta".
Puis, elle sourit à Bragar et dit:
"- Ils se débrouilleront bien seuls.
- Mais les montagnes ne sont pas sûres, répliqua l'homme, qui suivait les bêtes des yeux..
- Comment cela ?, s'inquiéta soudain Laïma, ses pensées revenant à sa famille.
- Elles...Il vaut mieux que nous en parlions à l'intérieur, finit-il, après avoir remarquer la foule attentive.
Il se fraya un chemin jusqu'à sa porte et fit signe aux deux voyageurs de le suivre.
Ceïmo hésita un instant, toujours placé derrière LaIma, mais celle-ci avança aussitôt, le visage grave. Les gens s'écartaient sur son passsage.
Ils entrèrent dans la maison, suivis d'une femme et du petit garçon qui, le premier avait sonné l'alarme. La porte se referma derrière lui.
Il faisait sombre et chaud dans l'unique pièce. Une petite fenêtre filtrait le peu de lumière et on pouvait ainsi aercevoir une longue table en bois, encadrée de deux bancs.
Bragarles invita à s'asseoir, puis demanda à sa femme de leur apporter des verres de lait.
"- Je suis désolé, je n'ai rien d'autre à vous offrir.
- Ce n'est pas grave, répondit rapidement Laïma. Simplement, racontez-moi votre vie ici de ces dernières années."
Et Bragar se mit donc à raconter. La vie était devenue de plus en plus dangereuse au fil des ans et les Orcs faisaient des expéditions de plus en plus bas. La chasse devenait impossible et pendant la nuit, ils devaient barricader les portes te les fenêtres. Deux hommes étaient morts au combat. Le village avait accueilli quelques survivants de mises à sac dans d'autres villages plus en haut dans la montagne. Mais certaines rumeurs leurs étaient parvenues disant qu'un groupe d'humains se cachait et faisait résistance.
Alors l'espoir monta dans l'esprit de Laïma et elle interrogea plus profondément Bragar sur ce sujet. Mais il n'en savait guère plus.
"- Je dois vous quitter à présent, mon ami, car mon coeur ne sera tranquille que lorsque ma quête s'achèvera.
Surpris, Bragar leva les yeux, puis dit:
- Votre visite aura été de courte durée, dame Laïma, et je ne sais à quel destin votre quête vous mènera mais j'éspère que nos routes se croiseront avant la fin.
Laïma se leva alors et quitta la maison. Elle salua l'homme resté à l'intérieur et sortit du village, suivie de Ceïmo.
Sa quête la menait encore plus haut dans les montagnes.

© Love LOTR 2003-2006